"Tant qu’on désire, on peut se passer d’être heureux ; on s’attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l’espoir se prolonge, et le charme de l’illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l’inquiétude qu’il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l’objet même ; rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu’on voit ; l’imagination ne pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance."

- Jean-Jacques Rousseau

Source : http://deadendthrills.com/gallery/?gid=4

Serj : Thank you. Conductor Hamish McKeich. This is also another brand new song. Uhm, it deals with issues of borders. From Kashmir, to the Gaza, to Arizona, anywhere where racism, anywhere where civil strife exists having to do with separation. The whole thing having to do with borders of our minds and our hearts or the fact that we don’t realize that we are all part of one, that we are the same. And most-

[Crowd Applauds]

Serj : Thank you.  And most borders were created by war or post colonial efforts to redesign the world. So I say fuck the borders, I s-

[Crowd Applauds]

Serj : Animals don’t recognize borders. Nature, all of nature, does not recognize borders. Why the fuck should we?